JeannineDelfourRetraitéeencampagne

19
05月

Àsoixante-treize ans,Jeannine Delfouraétééluele7 juilletdernierprésidentedel'Association nationaledesrertitésagricolesde France,qui se bat,depuis quinze ans pour que lespaysansperçoiventdespensions dignes de ce nom。

«Je sais ce que c'est,j'avais un grand-pèrepaysan。 »Envoilàune,de phrase,que Jeannine Delfour en asoupéd'entender。 Àcroire qu'il estdevenuinturérieuxdes'épinglerdesracines agricoles au veston,comme on noue des brins de paille sur les pots de confiture pour marque d'authenticité。 Combiendedéputés,de conseillers techniques,de sous-préfetsleuiont servi le poncif? Elle n'a pas fait le compte,mais sait ce qu'ellepeutrépondre。 «Alors quoi? Si je dis que j'avais une grand-mèrecouturière,çapouveque je m'y connais en couture? »Ou quelque选择了du genre。 Le nouveau mandat qui vient deluiéchoirn'estpas fait pour juguler sa repartie。 «Maintenant,il faut que j'avance! »Alors elle avance。 Elledoitêtrereçue,aujourd'hui,par un conseiller du ministre de l'Agriculture,un deplusajoutéàuneliste que peu de ministres eux-mêmesontadaignéhromorer。 Et pas plus tard que vendredi,elleasurceré,àBergerac,sous-préfecturedeDordogne,entêted'uncorpègedeprèsde3 000 personnes。 Agées,desurcroît,de des late France。

法国农业协会(ANRAF)法国农业联合会(ANRAF)7月7日,法国国家农业发展局局长Jeannine Delfour,soixante-treize ans,fille demilitaireentréesenagriculture par amouretmalgrélescancans,poursuit ainsi letravailengagéparMaurice Bouyou,qui,en 1995,créaitl'organisation。 L'Anraf compte aujourd'hui 25000adhérents,rassemblésautourd'une revendication qui n'a pasvariéd'uniota:obteniràcequelesretraitésagricoleperçoiventdespensions qui leur permettent de vivre。 Touchant,en moyenneetàcarrièrecomplète,àpeineplus de 700 euros par mois pour les hommes et 400 euros pour les femmes,ils comptent parmi les moins bien lotis de France。 Alors que la loiFilloninotéesen2003 stipule que les retraitesdoiventêtreportéesà85%du SMIC,celle des paysans flirte avec les 72%pour les hommes ... et les 40%pour les femmes。 «Pourtant,c'estnotregénérationquia fait travailler l'industrie en se modernisant! ,tempête-t-elle。 C'estnotregénérationqui,aprèsguerre,fait entrer des devises dans le pays! »

Leurgénération。 Àl'ombredel'avancéeengbois,qui longe la maison de pierres aux volets vertsamandeposéeàmi-chemin entre Sarlat et Bergerac,Élie-Georges Delfour,son mari,vous sertunpanachéenmêmetempsqu'il raconte 。 «Monpèreestnédanscette maison il ya cent sept ans。 »Pareil pour lui,ainsi que pour leurs deux enfants,àluietàJeannine。 «Danslesannéescinquinte,on appelait encorelemédecindepuisla cabine du village ...»etlorsqu'onétaitl'aînéd'everfamille paysanne,on restait sur l'exploitation parentale,avant de la reprendre。 PourÉlie,ce furent les champs de tabac qu'ilfallaitépointeràlamain,quatrebœufsdelabor,des vignes etquelquescéréales。 Les tracteurs,les vaches et latrayeusen'arrivèrentqu'àl'oréedesannéessoixante-dix。

La cohabitation avec les parents,elle,durerajusqu'àleursmorts,il ya moins de quinze ans。 «Je mesuisjurédene jamaisrevivreçaavecmes enfants ...»,résumeJeannine,entréedansla famille en 1955. Elle avait dix-huit ans。 Fraîchementdébarquéed'Indochine,mariéeàÉlie-Georgesmalgréquecela fasse grimacer leurs familles variouss et tout le village avec,ellen'étaitpasen ave avec le decor。 Pas encore d'icietdéjàvindicative。 «En plus,je mettais des short,alors je ne vous dis pas le scandale ......»

Lacampagneétaitdure,la belle-famille aussi。 Mais le fait est que,àl'époque,les parents restaient avec leurs enfants。 «Lorsqu'ilscédaientl'exexploitation,on inscrivait dans l'acte notarial qu'on devait les entretenir et qu'ils avaient droit de demeure。 »La remite ne se pensait pas。 Dérogatoireaurégimegénéral,lerégimeagricoleoleétaitunmarasme lointain。 «Personne ne nous informait de rien,et nous,nous ne posions pas de questions。 »

Nourriethébergéparles parents,le jeune couple restera travailleur sans salairejusqu'àlareprise de l'exploitation,en 1968。

Avant-gardistes en amour,ils le seront aussienmatièred'Agent。 «Tout ce quis'estprésentéànous,on l'a pris。 »Durantquatorzeannées,en plus de s'occuper de la ferme,ils feront leurs propres poulets et de la culture hors sol。 Lui travaillera untempsàl'auineet aux pontsetchaussée,elle dans un restaurant,le week-end。

Mais,c'est en 1957,la le naissance de leur second enfant,que Jeannine aura l'idéequ'ellepensait lumineuse。 «J'aioptionéqu'Éliecessed'êtreadidefamilial pourpassersalariéagricole。 »Le premier statut leur ouvrait desdroitsàladretraiteàtousdeux,sans leur rapporter,toutefois,aucun point。 Le second leur permettradebénéficierdemeilleures分配familiales。 Mais il la laisseradecôté。 «Je ne le savais pas encore,mais pour moi,ce fut la catastrophe。 »Devenue inexistante au respect de la caisse de retraite,elle passerahuitannéesàtravaillersur l'exploitation sans que cela ne lui rapporte ni points,ni droit。 «Je ne l'ai包含que quand j'ai pris ma reite et que l'on m'a dit que je ne toucherai que 1 600 francs par mois。 »Moins de 230欧元。 Alors,elle a repris du travail。 Jusqu'àl'annéedernière,Jeannineétaitfemmedeménage,enchèquerampidiservice。 Cela lui rallonge de 131 euros sa pensionderertitéeagricole,portée,aujourd'hui,403欧元。 Aprèsvingt-deux ans et demi en tant qu'exploitant agricole,Élie-Georges touche 506欧元。 Ses huit ans de salariat agricole et ses huit autresderégimegénéralluipermettent demonterjusqu'à789欧元。

Singulier,mais pas exceptionnel,leurcastémoigond'uneréalitérépandue。 大型农业公司,女性公司,法国公司,法国公司,联合公司,合作公司。 Et les pensions restent quoi qu'il ensoitplafonnéesà800欧元pour les hommes,à650欧元pour les femmes。 Pourquoi? «在nousrétorquequenotre maison,notre potager sont un patrimoine et une forme de ressources»,explique Jeannine Delfour。 «Mais quel haut fonctionnaire se voit ponctionner sa retraite au prorata desesrésidencessecondaires? »Et combien se sentiraient d'attaqueàbêcherleurjardin pour manger,tous les jours,passésoixante-dix ans?

Marie-NoëlleBertrand